Comme vous l'avez remarqué
Je ne suis plus là.
J'ai donc un nouveau blog.
Je crois que je vais mal.
Sincèrement.
Je remets tout en doute.
Tout deviendra mort.
J'en suis persuadée.
Je ne donne plus de valeur aux sentiments des gens que j'aime.
Je regarde les Autres et je me déteste.
Si vous saviez comme je me hais...
Dix jours que j'aie pas écrit et je pars pour deux semaines en voyage linguistique.
J'ai le coeur lourd.
Marre d'être aussi stupide.
Ce frère d'âme là. Tu parles. Il ne tient pas à grand chose. Ce ne sera plus comme avant avec lui. Parce que j'ai cassé la chaîne en or de sa grand-mère. J'ai voulu le rembourser, il a refusé de me parler. J'en ai marre d'être aussi maladroite et stupide. J'en ai marre, putain. Si tu m'entends, tu veux bien me réadresser la parole et accepter cet argent de merde ?
J'aime pas me sentir coupable, et j'aimerais assumer mes responsabilités putain. Je me sens mal, s'il ne me parle plus je suis plus moi, voilà. Putain fait chier...
A dans deux semaines.
Le rock est une musique de riche, il ne faut pas se voiler la face.
Evidemment, il n'y a pas que les artistocrates qui écoutent. Mais ce ne sera jamais la misère qui l'écoutera, et dans un concert de rock vous ne voyez que très peu de pauvres qui auront trimé pour venir là. Je dis très peu car il doit y en avoir, forcément. J'aime cette musique pour le son, mais l'atmosphère me dérange souvent. Les idéaux, à part "sex drug & rock'n'roll" sont très limités. Ca fait peur, ce que devient la musique dans les textes. Le rap devient trop violent, le r'n'b trop conformiste, le rock reste presque au même point. Evidemment, il n'y a pas que ces musiques-là. J'en suis consciente.
Mais la fausse rébellion, ça va un moment, et les "la politique c'est de la merde" aussi.
Mai 68 ne s'est pas fait en gueulant "punk is not dead".
Bref, j'arrête là mon coup de gueule.
N'empêche que j'aime le punk =)
Je deviens une petite fille riche.
Superficielle, bourrée de caprices, je me plains trop et pour pas grand chose.
Je veux des choses de plus en plus chères sans me satisfaire de ce que j'aie. Je me trouve dégueulasse, à choisir un shampooing précis alors que certains dans l'immeuble d'à côté luttent pour pas que le butane explose.
Je suis en pleine crise par rapport à mon milieu.
Il faut que je me calme ?
44.3
Voilà. C'est ça que m'a annoncée cette putain de balance électronique.
Deux kilogrammes de perdus pour trois jours de manger léger
(à cause de dents de sagesse).
Voilà. 44.3 kilogrammes d'os, d'organes, de muscles, de chair, d'ongles, de poils (et de vêtements).
Je maigris bien plus facilement que je ne grossis.
J'ai toujours une ceinture pour resserrer la taille de mon jean 36.
Tout ce que je voudrais, c'est un peu de forme, de chaleurs, sans tomber dans l'excès. Juste de quoi ne faire mal à personne quand je m'assois sur des genoux. Oh, non, ce n'est pas un véritable complexe.
Sinon vous me verriez dans des vêtements très amples.
On m'a gratifiée de plusieurs surnoms par lesquels je répondais en souriant, doucement, et en riant.
Dérision dérisoire.
"Squelette"
"Sortie d'Auschwitz"
"Anorexique"
Pourtant, ma maigreur n'est pas choquante. Evidemment, elle existe, mais elle n'est pas choquante.
Ces remarques n'étaient pas destinées à me faire du mal, heureusement. J'aurais été anéantie sinon.
Même si je mange mal et énormément, mon poids ne varie pas.
Mais vous pouvez pas savoir ce que je donnerais pour grossir de cinq kilogs.
Juste ça.
Cette année a été étrange. Très étrange. Elle est passée sous mes yeux si vite que j'aie beaucoup de souvenirs et une vision globale vague. Etrange. Comme si j'avais perdue une année de transition, et ça fait mal. Je sais, je suis pas vieille. Mais j'ai l'impression que le temps passe trop vite.
C'est le printemps.
Récapitulatif de mes amours ?
Allez.
Faisons-nous du mal.
Eté 2005 : A., mais pas le même que plus tard. Un garçon d'un an de moins que moi que j'aimais beaucoup, mais que je n'ai embrassée que la veille de son départ de vacances. Un amour de vacances presque insignifiant.
Décembre 2005 : K., mais lui, c'était une erreur. Une vraie erreur. Parce qu'en fait je ne le supportais pas et que j'aie été avec lui parce que j'avais peur de rester toute ma vie toute seule. Un caprice ignoble, donc.
Février 2005 : A., un autre. Deux semaines que j'aie aimés sans l'aimer véritablement.
Ceux que j'aie aimés ne m'ont jamais regardé, un fait aujourd'hui partie de mes meilleurs amis et l'autre est un pauvre con macho dépourvu de neurones et autre connexions intellectuelles. Bref.
Hier, sortie avec H., C. et M.
H. n'est pas le même H. à qui je dis "je t'aime" si souvent. C'est l'ancien amour devenu meilleur ami. Très ancien ami. Il ne m'attire plus du tout. Mais il est drôle et j'aime être avec lui.
C. c'est un garçon avec qui je rie beaucoup, énormément même, avec qui je peux avoir deux fous rires consécutif. Mais on n'est pas sur la même longueur d'onde, nous sommes même étrangement proches pour des êtres si différents.
M., c'est meilleure amie. Ancienne. Nous n'avons plus rien à nous dire mais nous nous voyons toujours. Je n'aime pas ça, et pourtant je l'aime elle. Nous ne nous disons rien, nous n'avons rien à nous dire, et ça me peine.
Voilà, j'ai raconté ma vie. En puissance.
J'ai mal à la tête.
Je suis fragile aujourd'hui,
J'ai l'impression que j'aie un coeur plein de plumes
Un peu superficiel, un peu vide, un peu niais.
Un peu inutile.
Ma machoire va se décrocher, mais pas à cause de mes dents de sagesse.
J'ai mal à la machoire de lassitude.
Je sais c'est bizarre.
Ca m'arrive souvent. Et j'ai envie d'écouter aucune musique.
A part de la soupe.
Donc voilà.
Suffirait que vous me souffliez dessus
Pour que je me brise
Suffirait d'une parole de travers
Pour que je m'énerve.
Je suis une poupée laide et pleine de caprices.
Je ressemble à un hamster.
J'ai tellement mal à la bouche que j'arrive plus à l'ouvrir pour parler.
J'ai deux bleus sur les joues.
Je dois manger très froid pour ne pas réveiller la douleur.
J'ai dormi bien plus de la moitié de la journée.
Je prends un antibiotique inbuvable.
Je dois me mettre de la glace sur les joues.
Eh oui.
Quatre dents de sagesse en moins.
J'ai passé une de ces journées, hier, où est content d'exister.
Oui, heureux d'exister, avec tous les problèmes qui nous tiraillent la tête, on les aime bien ces problèmes. On les aime.
Je suis d'abord allée chez R. avec J. et P-A.
Rires, sourires, à quatre dans une mezzanine étroite, au dernier étage d'un pavillon délabré qui jouxte une cathédrale. R. et J., il faut le savoir, on se connait depuis qu'on a 3 ans. Ca fait 10 ans qu'on se connait. P-A, c'était la première fois qu'on se voyait. Il m'a plu ; réellement. Pas d'amour, il est juste attirant.
On verra bien ce qu'il se passe.
J'ai envie qu'il se passe.
Puis, j'ai pris le métro. Changé une fois pour allez chez G. avec C.
Cité de la peur, croques-monsieurs, glaces au Twix, éclats de rire, ramper pour monter les escaliers, les descendre, s'allonger, se prendre les mains, être trois et l'être bien. H. qui téléphone. Eclats de rire, des "je t'aime" un peu partout. Eteindre la lumière, Patti Smith dans les oreilles, deviner les sourires dans l'obscurité. Parler des garçons, des filles, faire sa langue de vipère, en rire, en dormir.
Se réveiller, voir de la fenêtre la tour Eiffel, Montparnasse et l'Opéra à l'aube, éclairés par un soleil rouge. Manger des tartines en écoutant la radio avec du rap hollandais.
Vous savez quoi ?
Je me sens bien.
Voilà.
J'ai retrouvé ma vieille colère, celle qui me permet d'être forte. Oui oui, celle qui me donne envie d'étriper la moitié de la planète.
Non, c'est vrai, je n'accepte aucune remarque, surtout d'elle. Je n'accepte les remarques que ceux que j'aime. Oui, c'est élitiste, oui, bien sûr. Mais ceux que j'aime pas, parfois, je préfèrerais largement qu'ils se taisent.

"J'ai failli mettre insolence."
Elle aurait pu le mettre, ç'aurait été aussi inutile et inefficace que ce qu'elle vient d'écrire.
Je vous vois venir, vous, avec vos 'oh, mais c'est qu'un mot, ça ira'. Oui, c'est vrai, ce n'est qu'un mot. Mais ce genre de situation où je n'ai pourtant rien fait de condamnable, ça me met hors de moi.
Et A. sort avec une nouvelle fille. Ca me fait quelque chose.
Non, pas que je sois toujours amoureuse de lui, déjà que j'en doutais quand j'étais avec, vous imaginez bien qu'après un mois, il était sorti de mon esprit et était même à mes yeux la caricature du gars qui se prend pour un beau gosse.
Mais c'est de voir ses gestes avec cette fille.
Exactement pareils qu'avec moi.
Ca me fait toujours quelque chose de me rendre compte que je n'étais pas unique aux yeux de quelqu'un...
[Because the night, de Patty Smith.
Ecoutez-là, s'il vous plaît.
Elle est sublime.]
[Je t'aime]
J'assume très bien ce que j'ai fait jeudi dernier.
Oui, c'est vrai, j'ai séché les cours pour aller à une manifestation.
Oui, je sais très bien ce qu'est le CPE, merci de vous en inquiéter.
Non, ni mes parents ni mes professeurs ne m'ont influencé.
Non, je ne suis pas manipulée par les médias.
Bref.
Mon père repart dans ses crises de violence verbale, ça fait toujours plaisir.
Au moins il se tire 2 semaines entières, ça va me faire des vacances.
17 en allemand pour révision de 10 mn et 12 en maths pour révision de 4 heures. Cherchez l'erreur.
Sur ce,
Bonne journée,
Bon dimanche,
Restez bien derrière votre écran de télé,
D'ordinateur,
De téléphone portable,
Parce que le monde va bien,
Tellement bien que vous devriez dormir encore un peu.
Je suis juste moi
Je suis jeune, c'est vrai, mais plutôt crever que de courir après des années en plus plutôt que de profiter de celle-là.
C'est vrai, j'aime dire ce que je pense, c'est vrai ce n'est pas toujours très pertinent, ce n'est pas toujours très gentil, c'est vrai.
Mais merde quoi.
On peut pas laisser des gens aussi méprisants à la tête d'un état. On peut pas laisser des gens faire de la France, le pays fasciste du XXIème siècle. Un syndicaliste (SUD) est dans le coma. Les CRS ont donné comme explication qu'il était déjà à la limite du coma éthylique.
Bravo. C'était fin. Bien joué, vraiment.
Ca me donne envie de gerber.
Si tous les cancres
Ne sont pas nés du même père
Tous les cancres
Se mettent la tête à l'envers..
[Deportivo - 1000 moi-même]
En ce moment j'ai envie de cracher à la gueule de la vie.
Quitte à passer l'éponge sur la flaque surdimensionnée.
Marre de devoir être une fille bien et conformiste pour plaire aux gens.
Marre de devoir me demander ce qu'est l'avenir sans avoir goûté le présent.
Marre de gratter sur un papier des formules où les coeurs sont à l'envers.
Marre de perdre mon envie sans jamais la retrouver.
Marre de forger une carapace qui ne se percera plus jamais.
Vous en avez pas marre, vous, de voir des gens protester et qu'on leur tape dessus avec des matraques ?
Vous en avez pas marre, vous, de voir des gens acharnés à leur tâche gagnant moins que leur patron ?
Vous en avez pas marre, vous, de devoir gueuler pour vous faire entendre ?
Ouais, c'est dégueulasse de se plaindre.
Parce que c'est un choix d'ouvrir sa gueule.
Je crache sur mes choix.
Rien.
Rien.
RIEN.
J'ai la tête ailleurs, je gaspille ce que je peux faire, il faut que je fonce, je ne suis rien, autant enfler, j'en oublie la cohérence, j'en viens à tenir ma tête avec mes mains, je crie, je hurle, qui m'entend ? Ce que j'écris est décousu comme les tissus de mon cerveau, j'enrage. J'enrage tout le temps, mais c'est pas la rage d'avant.
La rage d'avant elle était spontanée, elle était contre tout et rien à la fois, elle me mettait en colère, elle me donnait une énergie qui me donnait envie de courir jusqu'à m'en épuiser, et d'aimer les gens comme jamais je ne les ai aimés. La rage d'avant me permettait d'avancer, de travailler plus fort, de fermer les yeux et de les rouvrir sur une vie qui était la plus belle parmi toutes. Cette rage-là me vivifiait. Elle me donnait vie.
La rage d'aujourd'hui, elle est contre moi-même et tout ce que je représente. Ca m'immobilise. Je suis seule devant cette rage, seule, solitaire, personne pour me défendre, que cette prothèse de bouclier pour me protéger contre ces éclats de grandir. Je suis molle, passive, je n'y arriverai pas.
JE N'Y ARRIVERAI PAS.
- Lauriane.
- Quoi ?
- Tu sais le type, à Décathlon. Ca m'étonne pas qu'il nous aie crus quand on lui a raconté qu'on était jumeaux.
- Pourquoi ?
- Parce qu'on se ressemble trop. C'est pas normal d'être aussi semblables.
- Je sais.
Je le sais trop.
Tu es mon double.
Tout ce que je regrette,
C'est que tu n'aimes pas autant la vie que moi je l'aime.
Quand tu me racontes pourquoi ça va pas,
J'ai l'impression que tu extirpes mes propres angoisses
Pour me les raconter.
- Tu sais... Je t'aime vraiment bien.
- Moi aussi. Vraiment.
On n'aurait jamais fait croire à tout le monde
Que l'on était frère et soeur,
Sinon...
Marre.
Marre de ce milieu de bourges où la misère n'est qu'une légende, que la solidarité n'existe qu'à travers leurs rires forcés, que la compétition est un moyen de vivre plutôt qu'une motivation. J'en ai marre de ce milieu qui ne sait rien de l'extérieur de leur petit quartier doré aux sculptures de riches, qui se croit pauvre, et qui ose critiquer le reste du monde en se croyant pour la paix.
Putain.
J'ai pas envie de justifier pourquoi je dis ça maintenant, c'est pas le moment. Tout ce que je sais, c'est que je le pense. Et heureusement que je suis pas la seule. J'ai un ami qui pense pareil. En pire parfois. Je tiens à lui.
8 de moyenne en maths = convocation.
Cette équation-là, merci, je la comprends.
Qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir dire ?
"Lauriane travaille pas, nianiania..."
Ils en savent rien. Mes parents seront les premiers à confirmer ces propos. C'est facile pour eux. Deux têtes de classe lèche-culs, sûrement.
______
PUTAIN
______
J'ai la haine, ce soir.
La haine.
Je me bats tout le temps pour m'affirmer, pour me rendre heureuse, pour défendre mes idées, pour défendre mes amis, pour me désillusionner sur ceux qui ne le sont en fait pas. Je me bats tous les jours d'un combat si facile à remporter par rapport à ceux dans la misère, je me bats pour être moi malgré les autres, pour être moi pour mon bonheur, et d'aimer ceux qui le mérite.
Je ne suis amie qu'avec ceux que j'admire. Je suis particulièrement élitiste au point de vue de mes relations. Je suis très méchante, parfois. Très. Je le dis, je l'assume, et parfois ça sort sans que je le veuille. Excusez-moi de ne pas m'excuser. Excusez-moi d'être moi.
Nan, je m'excuse pas. Et je vous emmerde.
Je suis vulgaire et tout ce que je dis ça me ressemble pas.
J'ai l'impression de vomir tout ce que je pense. J'en ai marre de ces gens compliqués qui vous tuent de leurs reproches. Oui, je n'aime pas les reproches. Oui. Et alors ? Qui les aime, sincèrement ?
Désolée.
Ca me ressemble pas de me plaindre.
Je sais, je le fais tout le temps ici, sur internet, je le fais tout le temps.
Ca me permet de pas le faire dans la vie. Et pourquoi je me justifie là ?
Putain.
Vivement que la lune soit rouge.
Et vous. Ceux qui le méritent.
JE VOUS AIME.
Je n'ai jamais passé 2h30 au téléphone avec un garçon.
Sur MSN, oui.
Dans le quotidien, évidemment.
Je l'aime beaucoup.
Pas amoureuse, ça fait longtemps que je ne l'ai pas été, et je ne le serai pas pour lui.
Samedi je suis sortie avec une amie. Photomaton, McDo, rires, et tout le tralala.
Répetition de basse.
Bien passé. J'adore sentir les sons graves sous mes doigts, même si je ne joue pas bien.
J'ai l'impression de pouvoir m'exprimer fort alors que je me tais.
Puis, Fauteuils d'orchestre.
Pas de très bonnes critiques : je comprends, et pourtant j'ai adoré. Cette légèreté, cette humanité, cet humour doux amer.
Cécile de France, sublime.
Valérie Lemercier, magnifique.
Un casting superbe et des histoires emmêlées comme les doigts de deux mains. Entrelacées avec tendresse. On aime la vie, après ça. On l'aime même si ce n'est pas le film intellectuel par excellence.
J'aime.
J'aime.
J'aime.
Les gens
La vie
Le monde
La famille
J'aime tout
Avec tellement de force et de conviction
Que j'en viens à avoir la nausée
Et à m'en dégoûter.
Passionnelle et violente Lauriane, qui se débat contre le sens du vent...
A moi aussi ça m'a fait plaisir. Tellement.
J'ai aussi l'impression de me débattre avec des vents qui ne vont pourtant pas toujours vers la direction opposée. J'ai ce plaisir de contradiction gratuite qui peut souvent être immature.
Mauvaise qualité ( :)
La suite.
(click)
10 en maths.
Yes !
Je suis heureuse en ce moment.
Aujourd'hui mardi gras, "déguisée" en un mix de pseudo-goth-punk, tout en sachant pertinnemment que certaines personnes font de cette tenue un quotidien. Ce n'était absolument pas pour me moquer, ça a toujours été un petit fantasme de m'habiller ouvertement comme ça un jour. Bonne occasion.
Dans le métro, on me regardait bizarrement. Tant mieux.
J'aime bien être regardée.
Je suis d'un narcissisme tel que j'en viens à me détester.
Je suis vraiment bizarre.
Passons.
Mes amours ?
Tsss.
J'en veux plus.
J'ai deux garçons que je considère comme excellents amis, que j'aime assez fort pour ne pas être amoureuses d'eux, et avec qui je ris.
Rire, c'est très très important de rire.
Si je ne ris pas avec quelqu'un,
Je peux pas l'aimer.
Je me sens bien en ce moment parce que je me sens un peu aimée, sans arrêter de rechercher de l'affection partout où je vais.
C'est vrai, en ce moment, je suis sure les nerfs. Je deviens facilement violente. Les sourcils se froncent vite. Trop de tension qui m'est retombée dessus et que je rejette sur les autres.
Il faut que je me
CALME.
L'année dernière.
Les crises que tu piquais, contre ma maman,
La traitant de tous les noms jusqu'à la faire pleurer,
Me mépriser jusqu'à ce que je m'en fasse vomir.
Je ne pensais pas que ça allait revenir hier soir.
Je ne pensais pas que les nausées me reprendraient.
Je n'ai plus envie de t'appeler Papa.
Tu me dégoûtes tellement.
Je n'ai plus envie de faire d'efforts.
Je te hais.
Et je ne pensais pas non plus,
Que mon histoire avec Lui s'écourterait
Si rapidement.
Il faut croire que je n'étais pas tellement amoureuse.
J'aurais tout fait pour le garder, sinon.
Bonne journée.
Très très bonne journée.